Qu’ils soient fixes ou temporaires (stands, buvettes, etc), les ERP ou Établissements recevant du public doivent être contrôlés avec la même de rigueur.

Pour les installations temporaires, lors d’événements par exemple, les articles réglementaires suivants s’appliquent : R.4226-1 à R.4226-4 du code du Travail et CTS33 de la réglementation des ERP. Zoom sur la foire de Beaucroissant en Isère, véritable institution locale et régionale, exemple parfait de la nécessaire mise en conformité de dizaines de structures temporaires.

800 exposants, 500 têtes de bétail, plus de 200 000 visiteurs, 15 bars et restaurants, 1000 m2 d’exposition couverte… ces chiffres donnent le tournis ! Ils caractérisent la foire annuelle de printemps de Beaucroissant, véritable institution en Isère, lors de sa 50ème édition qui s’est tenue les 27 et 28 avril 2019. Lors de ce type d’évènement, les structures temporaires sont à contrôler avec autant de rigueur que les sites fixes.

Inspection sous stress

Au contrôle traditionnel s’ajoute le stress d’une ambiance de « foire » et la validation de la commission de sécurité ad hoc. Afin que l’ensemble des exposants puisse évoluer en sécurité sur le champ de foire, et respecter les articles R.4226-1 à R.4226-4 du code du Travail et CTS33 de la réglementation des ERP, l’inspecteur effectue les vérifications en électricité et gaz. Calme et rigueur sont nécessaires pour effectuer l’ensemble des contrôles sur une dizaine de stands, en quelques heures. Les moyens de contrôles sont identiques que lors des inspections en sites fixes.

La spécificité de type de d’intervention réside dans la capacité d’adaptation de l’inspecteur. En effet outre la règlementation à appliquer, il faut être réactif, rapide et efficace.

Avant la mise en exploitation, et passage de la commission de sécurité, l’organisme de contrôle doit effectuer les contrôles règlementaires. Mais pour ce faire, la structure doit être montée, approvisionnée en eau et électricité. C’est donc de nombreux intervenants qui se succèdent, afin de permettre à la structure d’être validée. 

Validation par la sous-commission de sécurité départementale

Nous avons interviewé le chargé de sécurité de la foire de Beaucroissant M.TOUSET qui travaille en étroite collaboration avec le technicien sécurité qui inspecte les installations et la sous-commission de sécurité dédiée à l’événement.

  • Pourquoi contrôler une structure temporaire ?

Le contrôle des structures temporaires est obligatoire avant l’ouverture de l’établissement au titre de l’article CTS33 de la réglementation des ERP (Établissement Recevant du Public). 

  • Quels sont les risques encourus par l’exposant, si les vérifications règlementaires ne sont pas effectuées ?

Si l’exposant n’effectue pas les vérifications réglementaires, la sous-commission départementale de sécurité émettra un avis défavorable pour l’ouverture de l’établissement, ensuite ce sera au maire de la commune de suivre ou non l’avis de la sous-commission donc d’autoriser ou non l’ouverture de l’ERP.

  • Quelles sont les missions principales d’un chargé de sécurité lors de ce type d’évènement ?
    • Avant :

– Préparer les dossiers pour la sous-commission, vérifier les plans, les documents.

– Conseiller les exposants afin de respecter la réglementation.

– Expliquer aux exposants leur obligations (contrôles exigibles, etc).

– Vérifier l’implantation, l’aménagement… avant le passage de la sous-commission

– Participer à la sous-commission de sécurité.

    • Pendant :

– Vérifier que tous restent conformes, que les exposants n’aient pas modifié l’aménagement ou ajouté des appareils de cuisson, etc.

    • Après :

À la fin de la manifestation rendre compte au maire, responsable de l’événement des problèmes, les défaillances qui se sont passés durant l’événement.


La « Beaucroissant », toute une histoire…

Petite sœur de la foire d’automne, cette Foire est très connue dans le monde agricole et c’est une vraie vitrine locale. Elle se tient pendant deux jours, le week-end d’avril le plus proche de la Saint-Georges. Elle est née en 1836 par une ordonnance royale tombée en désuétude, elle est relancée en 1970 par le Conseil Municipal de l’époque.

Chiffes clé :

800 exposants et 500 têtes de bétail
– 200 000 à 250 000 visiteurs
– 15 bars et restaurants
– 20 hectares d’exposition et 10 kilomètres d’allées
– 1000 m2 d’exposition couverte
– 19 Parkings payants

– Tous commerces : matériel agricole & travaux publics, horticulture, habitat, meubles, loisirs, camelots, volailles, chiens, alimentation, fête foraine, outillage, voitures, quads, motos, etc…, bétail uniquement le samedi.

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